Drôle de retournement dans la guerre contre l’Iran : les alliés du Golfe poussent Trump à aller jusqu’au bout

Selon un article de l’Associated Press relayé par Ground News ce 31 mars 2026, les principaux alliés du Golfe – Arabie saoudite et Émirats arabes unis en tête, rejoints par le Koweït et Bahreïn – font pression en privé sur le président américain Donald Trump pour qu’il poursuive les opérations militaires contre l’Iran jusqu’à ce que le régime de Téhéran soit « décisivement vaincu ».

Après un mois de campagne de bombardements menée par les États-Unis (et initialement avec Israël), ces pays estiment que l’Iran n’a pas encore été suffisamment affaibli. Ils exigent des changements significatifs dans la direction iranienne ou un revirement radical de son comportement avant d’accepter un quelconque cessez-le-feu. Le secrétaire d’État Marco Rubio a d’ailleurs confirmé lundi que Washington et ses alliés du Golfe « restent parfaitement alignés » sur le dossier iranien. Riyad aurait même averti que mettre fin aux opérations maintenant ne permettrait pas d’obtenir un « bon accord » garantissant la sécurité régionale.

Le revirement spectaculaire des monarchies sunnites

C’est là la drôle de tournure dont on parle depuis quelques jours.

Au tout début de la guerre, ces mêmes pays du Golfe avaient exprimé de vives réserves :

  • ils n’avaient pas été prévenus suffisamment à l’avance de l’attaque américano-israélienne ;
  • ils avaient mis en garde contre les conséquences dévastatrices pour toute la région.

Les Émirats ont essuyé plus de 2 300 attaques de missiles et drones iraniens. Aujourd’hui, loin de réclamer l’arrêt des frappes, ils y voient au contraire une opportunité historique de briser durablement la puissance iranienne et de mettre fin à la menace que représente Téhéran pour leurs économies et leur sécurité.

L’Arabie saoudite, en particulier, craint toujours des représailles sur ses infrastructures pétrolières. L’Iran, de son côté, menace de s’en prendre aux usines de dessalement et aux infrastructures critiques américaines si les États-Unis touchent à son réseau électrique.

Trump entre deux feux

Le président américain continue de souffler le chaud et le froid :

  • tantôt il affirme que la direction iranienne « décimée » est prête à négocier ;
  • tantôt il menace d’une nouvelle escalade si aucun accord n’est conclu rapidement.

Il a publiquement salué le « courage » des pays du Golfe vendredi dernier, tout en restant visiblement indécis sur la suite à donner.

Ce que cela change pour l’analyse

Beaucoup d’observateurs avaient mis en avant le rôle du lobby pro-israélien dans la décision initiale d’engagement américain. Ce nouveau développement montre que la dynamique est plus complexe : les monarchies arabes sunnites, rivales historiques de l’Iran chiite, ont désormais leurs propres intérêts stratégiques majeurs à ce que la guerre aille jusqu’au bout. Elles ne veulent plus simplement gérer le risque ; elles veulent modeler l’issue du conflit pour sécuriser la région à long terme.

En résumé : ce qui devait être (selon certains récits) une guerre imposée de l’extérieur devient, un mois plus tard, une campagne que les principaux pays arabes du Golfe demandent eux-mêmes de prolonger.

L’information mérite d’être suivie de près dans les prochains jours : elle pourrait bien influencer la durée du conflit et les conditions d’un éventuel accord final.

Source principale : Associated Press /

https://www.indiatoday.in/world/story/us-donald-trump-iran-war-gulf-allies-saudi-arabia-kuwait-uae-bahrain-push-to-continue-mbs-2889475-2026-03-31

https://www.scmp.com/news/world/middle-east/article/3348490/gulf-allies-want-trump-prolong-us-bombardment-iran-officials-say

https://www.jpost.com/middle-east/iran-news/article-891722

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